Une journée d’étudiant en kinésiologie ne se passe pas seulement à prendre des notes. À l’IEK, vous observez une démonstration, vous pratiquez avec un autre élève et vous faites corriger votre geste. Le cours avance par ces allers-retours entre explication et expérience.
Comment ces journées s’organisent-elles ? Que travaille-t-on dès le premier cours ? Les enseignements IEK et les témoignages d’anciens élèves permettent de se représenter ce quotidien.
En un coup d’œil
L’essentiel
Le cursus IEK comprend 25 sessions de trois jours sur deux ans, principalement du vendredi au dimanche.
Les horaires pédagogiques de référence sont 9 h–13 h et 14 h 30–18 h 30.
En binôme, chacun pratique, puis reçoit la séance comme personne accompagnée.
Le cursus repose sur 600 heures de présentiel.
Le matin : comprendre ce que l’on va travailler
La journée commence par un accueil et la présentation du travail prévu. Le formateur situe le cours dans la progression : ce qui a déjà été abordé, ce qui sera repris et ce qui est nouveau. Cette mise en perspective permet de comprendre pourquoi une notion arrive à ce moment du parcours.
Un premier apport peut concerner l’histoire de la discipline, le test musculaire, l’anatomie ou un outil de séance. Il est relié au niveau du groupe. Un élève de premier cours ne reçoit pas les mêmes consignes qu’un élève qui a déjà plusieurs mois de pratique.
Les explications sont suivies de démonstrations et d’essais. Par exemple, au début du cursus, le travail porte sur la différence entre force et tonicité musculaire, le positionnement et l’observation d’un test. L’élève peut alors demander une correction sur ce qu’il fait réellement.
Le matin n’est donc pas réservé à la théorie. La pratique intervient au fil des apprentissages, sans attendre systématiquement l’après-midi.

Le déroulé d’une journée, heure par heure
Les horaires pédagogiques de référence sont 9 h–13 h et 14 h 30–18 h 30. À l’intérieur de ce cadre, le formateur ajuste l’alternance des activités au contenu du module et à la progression du groupe.
| Moment | Déroulement du cours | Ce que l’élève apprend |
|---|---|---|
| À partir de 9 h | Accueil et réponses aux questions des élèves pour avancer dans la formation. | Consolider ses connaissances et intégrer les informations. |
| Début de matinée | Explication complète d’un protocole, puis démonstration par le formateur. | Comprendre le protocole, observer les gestes et repérer les étapes avant de pratiquer. |
| Suite de la matinée | Pratique en binôme. Le formateur observe, répond aux questions et rectifie les gestes si nécessaire. | Réaliser les gestes avec précision et mettre en pratique le protocole expliqué. |
| Pause déjeuner | Pause. | — |
| L’après-midi | Poursuite du cours avec de nouveaux protocoles, démonstrations et pratique en binôme. | Approfondir les apprentissages et gagner en aisance dans leur application. |
| À la fin de chaque protocole | Échange avec le formateur : ce qui a été compris, les difficultés rencontrées et les points à reprendre. | Vérifier sa compréhension et repartir avec des repères clairs. |
Cette journée indicative illustre l’alternance des activités ; le déroulement précis dépend du module étudié.
L’après-midi : pratiquer en binôme et échanger sur la pratique
En binôme, chacun pratique, puis reçoit la séance comme personne accompagnée. Les élèves peuvent aussi observer une démonstration ou une mise en situation. Chaque position apporte des informations différentes : donner une consigne, la recevoir, repérer un geste ou écouter un échange.
Le formateur observe notamment le placement, le contact, la pression, le rythme et le respect des étapes. Plus tard dans le cursus, il s’intéresse aussi à la formulation de l’objectif et à la conduite de séance. Une réponse musculaire ne doit pas être surchargée d’interprétations.
Au premier cours, une lecture, quelques mots écrits ou une prise de parole peuvent servir de point de départ au protocole Brain Gym. C’est la « préactivité » : l’élève observe comment l’activité se passe, travaille les étapes et les exercices enseignés, puis revient à l’activité pour vérifier ce qu’il constate. Il apprend ainsi la fonction des gestes et leur place dans un déroulement. Les protocoles plus élaborés viendront ensuite.
Selon le module, les pratiques peuvent être assemblées dans une séance pédagogique plus complète, notamment en fin de session. Le but est de comprendre le fil du travail, et pas seulement de reproduire séparément des gestes.

Quelle place pour les questions et les erreurs ?
Les questions et les erreurs font partie de l’apprentissage. Comme un enfant qui apprend à marcher et ajuste son équilibre au fil de ses tentatives, l’élève progresse en pratiquant et en comprenant ses erreurs. Une difficulté permet au formateur de repérer ce qui doit être réexpliqué et à l’élève de comprendre ce qu’il doit ajuster. L’objectif est de pouvoir essayer, poser ses questions et progresser dans un cadre bienveillant.
Témoignages d’anciens élèves : le cursus et le groupe vus de l’intérieur
Dans un entretien recueilli par l’IEK, Elsa, ancienne élève devenue kinésiologue, souligne « une formation globale » et le fait « d'apprendre toutes les branches de la kinésiologie en même temps ». Elle parle d’un parcours où les enseignements sont reliés, plutôt que de stages indépendants à assembler soi-même.
Dans un avis public repris sur le site IEK, Fidji Maulet retient « Un programme pédagogique complet » et « Un encadrement sur le long terme et bien au-delà de la formation ». Deux aspects que nous cherchons à tenir ensemble : ce que l’élève apprend et la manière dont il est accompagné.
Le groupe a aussi compté pour Elsa, qui évoque le soutien et la confiance construits avec ses camarades. La pratique en binôme donne toute sa place à cette dimension : apprendre à travailler avec des personnes différentes, recevoir un retour et oser signaler ce qu’on ne maîtrise pas encore.
Se former tout en travaillant : oui, c’est possible
Oui. Les cours sont regroupés sur trois jours, du vendredi au dimanche, à raison d’un week-end par mois. Cette organisation permet généralement à une personne travaillant du lundi au vendredi de n’avoir qu’un vendredi à libérer par mois. Il faut néanmoins dégager les dates de cours, prévoir les trajets et conserver du temps entre les sessions.
Le travail personnel compte autant dans l’organisation que les jours de présentiel. Réviser une notion, retrouver un binôme et tenir ses comptes rendus au fil de l’eau demandent une régularité. Le calendrier de la promotion permet de préparer cette articulation avant l’inscription.
Et entre deux sessions ?
L’élève reprend ses supports, s’entraîne sur les apprentissages déjà abordés et note les questions à ramener au cours suivant. Les ressources numériques mises à disposition peuvent aider à revoir une explication. Elles complètent la pratique encadrée.
Les comptes rendus et, plus tard, le mémoire permettent aussi de relire son parcours : ce qui est compris, ce qui est encore hésitant et ce qui doit être retravaillé. À l’IEK, environ 200 heures de travail personnel encadré sont prévues sur les deux années.
Pour examiner l’ensemble de cette progression, consultez la formation IEK. La journée découverte digitale présente la pédagogie ; une rencontre avec l’école permet ensuite de poser vos questions sur le quotidien des cours.
Questions fréquentes sur la vie d’étudiant
À quelle fréquence ont lieu les cours ?
Le cursus IEK comprend 25 sessions de trois jours sur deux ans, principalement du vendredi au dimanche. Le rythme est généralement proche d’une session par mois, mais les dates exactes varient selon la promotion.
Faut-il être en reconversion pour s’inscrire ?
Non. Le projet peut aussi être lié à une activité existante ou à une réflexion professionnelle en cours. L’entretien d’admission permet de vérifier que vos attentes correspondent à un cursus complet et à son engagement.
Combien d’élèves compte un groupe ?
Autour de 20 élèves, soit une vingtaine d’élèves par groupe. L’effectif est limité afin de permettre la pratique et les retours du formateur. Le plafond annoncé doit être vérifié pour l’école et la promotion choisies.
La formation se fait-elle à distance ?
Le cursus repose sur 600 heures de présentiel. Les ressources en ligne servent de préparation et de complément. La journée découverte digitale est une présentation de l’école, distincte des sessions de formation.
Quel matériel prévoir ?
Prévoyez de quoi prendre des notes, les supports demandés pour le module et une tenue confortable pour pratiquer. La convocation précise les éventuelles consignes particulières. Il n’est pas nécessaire d’acheter du matériel technique sans indication de l’école.

